Maladies MDPH 2025 : liste des 30 pathologies reconnues et droits associés

Impossible de faire plus clair : la liste officielle des maladies reconnues par la MDPH façonne chaque année l’accès à l’AAH, redistribuant les cartes pour des milliers de personnes. En 2025, certaines pathologies occultées hier y côtoient désormais des maladies chroniques familières, redéfinissant le champ des droits ouverts.

Dans cette configuration, certaines affections garantissent d’emblée des droits particuliers, tandis que d’autres nécessitent une analyse minutieuse du dossier. La version actualisée de la liste pour 2025 détaille précisément les conditions associées à chaque pathologie, impactant concrètement la trajectoire des demandeurs.

Comprendre la reconnaissance des maladies par la MDPH en 2025

Obtenir la reconnaissance d’une maladie invalidante par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) suit une démarche encadrée. Une équipe pluridisciplinaire, médecins, paramédicaux, travailleurs sociaux, examine chaque dossier MDPH à partir du certificat médical et d’une évaluation des limitations fonctionnelles. Le taux d’incapacité occupe une place décisive : au-delà de 80 %, l’accès à l’AAH est direct ; entre 50 et 79 %, l’examen approfondi par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) devient la règle.

Tout commence par la constitution du dossier, qui rassemble le formulaire Cerfa et l’avis du médecin traitant. L’équipe ne s’arrête pas à la pathologie : elle mesure son impact réel sur l’autonomie et la vie quotidienne. La CDAPH s’appuie sur les recommandations nationales, mais reste attentive aux situations particulières, y compris pour les maladies rares ou évolutives, dès lors que la perte d’autonomie est bien documentée.

La MDPH tient un rôle central : elle reçoit les demandes, guide les personnes concernées vers les solutions adaptées et analyse chaque situation de handicap de manière globale. Chaque décision prend en compte les besoins en aides humaines, techniques ou financières, ouvrant la voie à un accompagnement individualisé.

La liste des 30 pathologies ouvrant droit à l’AAH : panorama et explications

La liste des 30 pathologies reconnues par la MDPH en 2025 structure l’accès à l’AAH : elle rassemble des maladies invalidantes de différents horizons, neurologiques, psychiatriques, génétiques, métaboliques, musculaires. Pour chacune, les limitations fonctionnelles subies sont évaluées précisément par l’équipe pluridisciplinaire.

Panorama des familles de pathologies présentes dans cette liste

Voici les grandes catégories représentées :

  • Maladies neuromusculaires : telles que la sclérose en plaques, les myopathies ou encore les dystrophies musculaires
  • Handicaps sensoriels : cécité, surdité profonde
  • Pathologies psychiatriques sévères : par exemple la schizophrénie ou des troubles bipolaires résistants
  • Affections génétiques : comme la trisomie 21 ou le syndrome de Rett
  • Maladies chroniques évolutives : à l’image de la mucoviscidose ou de la drépanocytose

La reconnaissance d’une de ces maladies ne signifie pas automatiquement l’obtention de l’AAH. Ce qui compte, c’est l’impact réel sur l’autonomie et le quotidien : l’équipe évalue la capacité à accomplir les gestes essentiels ou à accéder à l’emploi ordinaire.

La mention « liste maladies reconnues » ne doit pas laisser croire à une exclusion stricte des autres pathologies. Le champ du handicap va bien au-delà. La MDPH peut intégrer les troubles rares ou complexes, dès lors que la situation de handicap est avérée et s’accompagne de limitations substantielles et durables.

Quels critères et démarches pour obtenir l’AAH avec une maladie reconnue ?

L’accès à l’allocation adultes handicapés (AAH) repose sur des critères clairement définis. Être atteint d’une maladie reconnue par la MDPH ne suffit pas à elle seule : il faut démontrer une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi.

Le dossier s’articule autour de deux éléments principaux : un certificat médical détaillé (rédigé par le médecin traitant ou un spécialiste) et le formulaire Cerfa correspondant. Une fois transmis, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) analyse le tout en s’appuyant sur l’avis de l’équipe pluridisciplinaire. Deux seuils de taux d’incapacité déterminent la suite : à partir de 80 %, le droit à l’AAH est ouvert ; entre 50 % et 79 %, il faut prouver l’existence d’une restriction durable et substantielle pour accéder à l’emploi.

L’évaluation porte sur les limitations fonctionnelles, la capacité réelle à travailler dans des conditions ordinaires, et les conséquences sur la vie courante. Le caractère « substantiel et durable » implique des difficultés persistantes, même en présence d’aides ou d’aménagements. La CDAPH prend sa décision sur la base de l’ensemble du dossier, sans accorder d’automatisme à la pathologie, mais en tenant compte de chaque histoire individuelle.

La procédure peut durer plusieurs mois. Il est donc préférable de réunir tous les justificatifs nécessaires : bilans médicaux, comptes rendus d’hospitalisation, attestations de professionnels de santé ou du secteur médico-social. Si la demande est rejetée, un recours est possible devant la commission de recours amiable, puis auprès du tribunal administratif si besoin.

Jeune homme avec canne marchant dans la ville

Vos droits et ressources pour mieux vivre avec une pathologie reconnue par la MDPH

Un dossier accepté auprès de la MDPH donne accès à une série de droits visant à préserver l’autonomie et la qualité de vie. L’allocation adultes handicapés (AAH) garantit un revenu minimal, sous réserve du taux d’incapacité et de la situation professionnelle. À cet appui s’ajoute la prestation de compensation du handicap (PCH), qui prend en charge les frais liés à la perte d’autonomie : besoin d’aide humaine, aménagement du logement ou du véhicule, acquisition de matériel adapté.

Pour faciliter le quotidien, la carte mobilité inclusion (CMI) existe en trois versions : stationnement, priorité, invalidité. Elle simplifie les déplacements et l’accès aux services. Les dispositifs d’aide à l’emploi et à la formation, proposés par Cap Emploi ou l’Agefiph, accompagnent l’insertion professionnelle : adaptation du poste, financement de formations, conseils pour la réorientation.

La Caisse d’allocations familiales (CAF) peut attribuer la prime d’activité ou un complément de ressources, selon la situation. Les proches aidants ont eux aussi la possibilité de demander un congé spécifique, voire une compensation financière, pour soutenir une personne dont le handicap est reconnu par la MDPH.

Après l’accord du dossier, un référent MDPH peut accompagner les démarches, ajuster les aides et anticiper les besoins futurs. Ce suivi personnalisé permet d’adapter en continu la réponse aux évolutions de chaque situation, garantissant ainsi un accès optimal à tous les dispositifs existants.

Face à la diversité des parcours, chaque dossier MDPH devient le point de départ d’une nouvelle trajectoire, parfois semée d’obstacles, mais aussi de droits concrets, à saisir pour mieux tracer sa route.

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